Ardechoise 2017 : le beau temps C bon !

Publié le 26 Juin 2017

Par Guillaume

Mon Ardéchoise, C bon

Déjà une semaine, une semaine que mon championnat de monde à moi c’est terminé.

Une 14ème participation inespérée car avec mon projet elle n’était pas prévue. Reste que le temps pour me préparer a battu des records de rapidités, cela sera bien le seul de cette édition J.

Me voilà donc début juin avec 3 semaines pour préparer 220km.

Rassurer vous je ne vais pas vous raconter ces 3 semaines mais Chamrousse et le Parquetout (merci Christophe) en point culminant, du soleil pour s’acclimater, l’idée de retrouver les copains, ce cocktail suffit à me faire avancer….

La dernière semaine est cool, jeudi mon petit tour test pour enlever le Parquetout, parfait.

Vendredi, 1er fait inhabituel, je suis à l’heure au rdv. Je retrouve avec la banane, Kinkin et la famille Kinder, comme si on s’était vu le week-end dernier. C bon.

L’arrivée à St Félicien se fait en douceur après un copieux piquenique à l’ombre de la route. On retrouve Jean Luc et Véro qui ont sauté le ravito, C bon.

 S’enchaine alors l’accueil par nos hôtes toujours en forme, le casse-tête du parking, je suis sûr n’a rien à envier aux teams pro tour devant leur hôtel. Les places sont chères. Un tour du village des exposants, pufff trop beau mais je n’ai besoin de rien (ou de tout L…). On file aux dossards et là je perds le groupe car je croise des anciens collègues que je n’avais pas revu depuis 13ans. Dingue au milieu de cette foule.

Après les dossards vient le décrassage, et hop en avant pour le Col du Buisson.  1er col que nous avalerons à la fraîche le lendemain. Jean Luc, Véro, Fred, Marc B qui nous à rejoins. Les jambes ont bien récupéré, pas de douleurs, c déjà ça, car demain je sais qu’il faudra appuyer plus fort sur les pédales. Mais je le connais par cœur ce départ, je sais que je dois partir tranquille, me mettre dans les roues des grosses cuisses qui ne manquerons pas de remonter si je veux passer Pailhares et accrocher un groupe jusqu’en haut du Buisson. Les groupes (à mon niveau) se font là et peuvent vous porter loin à moindre effort.

Retour tranquille au camp de base. Mais que se passe-t-il, Fred a besoin de passer au village pour un pb sur son vélo ????? Bah non, en principe c’est moi ….. Il revient, changement d’un câble, retrait d’un maillon de chaîne, j’ai les yeux grands ouverts, en une fois il rattrape 10ans d’efforts. 2eme fait inhabituel mais là je riposte non mais !!! Je file acheter une paire de pneu que je n’ai pas changer comme d’hab. Si je crève demain je m’en voudrais comme pas possible. Ouf l’honneur est sauf.

Reste le dîner pour finir cette belle journée, une belle tablée avec Anne Marie et Alain qui nous ont fini par nous rejoindre après avoir fait leur décrassage dans les bouchons de Tournon. On sort nos salades on profite du soleil jusqu’au bout…. C Bon….

Vers 22h (je crois) mon vélo, mes affaires tout est près, retruc de dingue. Bon bah je n’ai plus cas me coucher dans mon grand lit faute de Laurent… Pas Bon…

Bonne nuit le Team, demain, C l’Ardéchoise……Yes……

 

Samedi Matin, réveil facile, petit déj à l’étage, on retrouve les habitués et les brioches de nos hôtes qui se lèvent à 5h30 pour nous. Le soleil est bien présent mais on sent déjà un peu le vent qui s’est invité, Haha, quel tour va-t-il nous jouer… la course commence….

Bon bien sûr, je suis le dernier à sortir mais là j’ai une bonne excuse, j’ai passé la moitié de ma crème dans le cuissard et sur les pieds, car ma plus grande sortie est de 4h et pas sans mal, je vous avoue que j’appréhende un peu les 9h qui s’annonce. Mais une fois collé à mon cuissard hop je rejoins le sas prio où je retrouve Fred et le Boss, oui pour les non-initiés pas d’échauffement que diable, il y assez de Km devant nous. Puis je vais partir tranquille pour chauffer doucement et appliquer mon plan de départ.

Il est 7h, 30mn à patienter ; pas de manchette, pas de coupe-vent, le choix a été pour une fois assez simple. On discute et ouvre les barres, on fait une place à Anne Marie E qui vient d’arriver, les minutes tombent doucement. Plus que 5mn, on se check, on se souhaite une bonne course et surtout de prendre du plaisir.  C Bon …..

7h30, Go, je clips mon pied gauche et le vélo s’élance, c’est tout de suite en file indienne, le départ est rapide et en légère descente, je sens Fred dans ma roue, personne ne me double, j’attends ……. Et bien j’attends encore, dans mon élan et de savoir Fred dans ma roue le naturel reviens vite. J’enquille, je baisse la tête, fait attention dans les quelques virages qui se resserrent, je remonte, je remonte, je vois JL devant qui est déjà bien calé devant, ah se Boss, il était à côté de moi sur la ligne. C beau. 1.5kmLes jambes me rappellent vite que je ne suis pas chaud et de toute façon pas prêt à un effort aussi violent. Moment de lucidité je relâche pour laisser la meute qui doit être dans ma roue.  Snifffff que je croyais, Fred fait péter les galons, il me hurle « continue » ….... je vis, vive le vélo, vive les copains, je rebaisse la tête  et reste à gauche. Personne ne passera encore pendant 1.5km, en fait jusque cas ce que le dénivelé de la route s’inverse, oh pas grand-chose. Mais vous visualisez les coéquipiers qui ont tout donner durant des Km dans les cols et qui soudain s’écarte en zigzag. Woui vous visualiser bien… et bien c moi au bout de 3Km en descente. Très gros Sniffff, j’ai les cuisses qui se sont transformés en rondin de bois, je sens tout l’acide lactite dans mes petites jambes tellement légère la veille.  Reste 217Km, Pas bon. Je lance à ce moment le Garmin, (note ; penser à faire un courrier à l’organisation de ne pas mettre des danseuses Brésiliennes 3mn avant le départ…).

La suite, comme prévu et doublement après ces 3Km de bonheur, je passe Pailhares doucement, Le groupe d’Anne Marie E me passe trop fort, j’essaye d’accrocher le groupe de Marc qui est mené par la fille de Charly Mottet. Personne ne lui prend de relais, la pente s’adoucit, je ne peux pas suivre. Je ne m’affole pas, je prends la roue suivante, on arrive au sommet pile poil avant qu’un nouveau nous reprenne. On revient sur le groupe de Marc, je voudrais me porter à sa hauteur, je veux descendre une dent, rien, je réessaie, rien ARRGHHHHH, non pas ça, panne de batterie. M_ _ _ _ . J’y pense tout de suite car mon câble était débranché lorsque j’ai récupéré le vélo et je me dis qu’une manette a du resté appuyé toute la nuit. Vraiment j’en tient une bonne. On aborde la descente, je n’ai pas la tête, j’ai déjà basculé sur le 125Km, du coup pas de vitesse, mes trajectoires ne sont donc pas bonnes pour ne pas être un danger pour ceux qui arrivent. Aucun plaisir. J’arrive en bas en me disant qu’au moins je ne loupe pas le dernier virage comme l’année dernière. On arrive à Lamastre, une grande ligne droite. Je m’arrête. Je touche le câble. J’appuie fort sur la manette en envoyant une prière. Ça fonctionne. Re AAARRRGHHHHH, le groupe de Marc est maintenant loin. Reste 190km.

Col des Nonières, son approche n’est pas facile (lorsqu’on veut essayer de s’économiser), car en faux plat montant, je ne suis pas dans un gros groupe, en file indienne je me retrouve même à prendre un relais, ah woui, il y a un peu de vent. C’est un col qui se monte vite, et bien pas cette année. J’accroche un couple sans demander mon reste. Dans la descente je veux rendre sans trop forcer, il n’y bien que là que j’aurais pris des mètres sur un groupe J, je prends le temps de bien m’alimenter. Bonjour le Cheylar, reste 170km.

1er gros morceau, le col de Mézillac, une longue approche toujours en prise, on est 8, avec un triathlète en guise de locomotive. Je m’accroche dans la file au milieu, trop souvent je laisse 1- 2 mètres. Le gars derrière finit par se lasser et me passe. Et là je vois des couleurs familières descendre en sens inverse. C’est Jean Luc, il a cassé son cintre, je me dis que les copains ont vraiment cherché à me battre dans les bidouilles d’avant course (JL avait opéré un resserrage la veille), malheureusement j’apprendrais à l’arrivée que c sur chute qu’il est obligé de faire demi-tour et de serrer les dents pour finir par le 125km car avec le poignet gauche et l’épaule droite en vrac, dur dur. Loin de penser à cette chute que je ne savais pas, je me dis qu’il y a un signe, après David l’année dernière qui avait gentiment fait demi tout afin que je fasse une place, cette année JL, pour que je rentre dans les 100. Mais cela ne dure pas Je commence à cogiter, le cœur est calé entre 150 et 160 pulse mais je sens bien que les jambes n’ont pas la force nécessaire. Et le résultat est sans appel lorsque l’ascension du col commence vraiment. Je laisse partir le groupe et tous ceux qui me rattrapent. En fonction des lacets le vent se rappel à moi. Christian à son tour revient sur moi, il m’encourage et garde son rythme, il est bien, il est en avance sur son temps, C Bon. Moi je me traine, sur la fin le vent refait son apparition. La décision est prise je tourne à droite sur la Volcanique. Cela aurait été un carnage de faire l’Ardéchoise. Après comparaison des temps avec l’année dernière, +25mn, je suis aussi content de voir le ravito que d’avoir pris cette décision. Et là pour la 1er fois depuis 15ans je m’engage sur une route que je ne connais pas. Je sais que cela continue de monter jusqu’au Gerbier de Jonc mais comment ??? En forme cette section doit vraiment permettre de faire des différences, moi je subis les rafales qui me renforcent dans mon choix et ne me donnent pas de regret. Gerbier jonc ooufff, reste 90 pitons.

Contrairement aux années précédentes j’arrive donc plus tôt sur ce dernier tronçon, j’ai donc beaucoup moins de monde dans les descentes et ça C bon. Je peux me faire plaisirs.

Sans me mettre dans le rouge je fais l’approche du Col de Clavière, c vrai quoi, c pas parce que je ne grimpe pas que je vais en garder sur le plat. Je reviens sur 2 gars qui prennent la roue, C bon ça, mais bon c pas du grand Guigui alors vite j’en profite pour faire tourner. Après…. Une longue montée vers St Agrève où je m’éteins doucement, toujours le cœur à 150 mais pas de force sur les pédales. Je tourne les jambes.

Le Col de Rochepaule est court, 3.5km il s’avale bien, le plus dur a été le vent, il n’y en avait plus et là j’ai vraiment sentie la chaleur me tomber dessus. Donc merci le vent car si non j’ose imaginer les dégâts. Ravito, je ne prends qu’un bidon, hors de question d’en pousser deux dans le col suivant.

Le Col de Lalouvesc, dernier morceau avec les plus forts pourcentages mais après le Parquetout même pas peur. Le plus dur est fait. Par contre le ravito a pris une claque. Je repars tranquille et me lance avec l’objectif de m’amuser dans ces 25 derniers km. Toujours pas trop de monde, idéal pour rouler à gauche (route privatisé) et affoler le compteur, j’apprécie le renfort d’un cycliste qui a déjà 2 jours de vélo dans les jambes. Je profite de ces derniers Km. Je donne tout jusqu’à la ligne. Et oui c mon championnat à moi rappelez-vous. 176Km, 6h50, voici un temps qui ne demande cas être amélioré……C bon ça

Puis retour au camp de base, à 500m de l’arrivée où je retrouve Anne Marie, Alain, heureux de leur parcours qui m’offrent la cagnotte de l’euromillion sous forme d’un jus d’orange frais, waouhhh c bon. Sandrine, qui améliore son temps, BRAVO, est morte de rire quand je lui raconte que j’ai suicidé mes jambes pour son homme. Christian a pulvérisé son chrono, C Bon. J’apprendrais plus tard que Marc a cassé le câble de son frein avant, du coup, pas facile dans les descentes. Anne Marie sera repartie aussi vite qu’elle a fait sa course, Bravo pour le podium la Miss. Quant à Jean Luc j’apprends les circonstances de son demi-tour. Fait chier, courage champion. Reste notre président qui se sera battu jusqu’au bout pour décrocher une jolie 2ème place de la caté sur les Sucs.

En grand merci à toutes et tous pour cette nouvelle Ardéchoise, c’est toujours bon de partager des moments pareils. A bientôt pour de nouvelles aventures.

Ardechoise 2017 : le beau temps C bon !
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Rédigé par Chamrousse Team Cyclosport

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Kinkin 26/06/2017 21:53

Super, bravo pour tout.