Le grand jour d'Anne Marie : les championnats du monde master

Publié le 2 Septembre 2017

Voilà nous y sommes, le grand jour est là…

Histoire d’avoir bonne conscience, je fais un petit réveil musculaire en réalisant trois fois le tour du quartier de Patagrausal puis direction place de la Cathédrale où j’essaie de trouver Guillaume et Jean Luc afin de les encourager. Mais trop de monde, leur départ est donné…

Je retrouve Corinne et nous rejoignons l’entrée du sas où il faut déjà réussir à se faufiler pour pouvoir entrer. Je pensais que les filles seraient plus cool, mais c’est pire, ça promet….

Nous arrivons enfin à hauteur du contrôle, mon vélo est scanné. Tout va bien, ouf !

Il nous reste encore une bonne demi-heure d’attente. Il fait déjà bien lourd. Le stress monte. Quelques photos pour immortaliser ce moment. Puis plus que quelques secondes et le clap de départ est donné.

Pendant les 2.5 premiers km, interdiction de dépasser la voiture officielle. Je suis bien entendu sur l’arrière du peloton ! A la sortie d’Albi, la route est alors laissée à cette horde sauvage, très nerveuse. La première grande ligne droite se passe plutôt bien malgré de gros à-coups et gros coups de frein. Puis j’ai l’impression de revivre la même galère qu’au mois de mai. Dans la première enfilade de virages en descente, la chaussée est rétrécie du fait d’une chute d’un garçon qui n’a vraiment pas l’air bien. Décidemment… Le peloton est cassé et maintenant il faut essayer de revenir. Ça m’énerve….  Je rejoins un premier groupe de filles. C’est bien nerveux et pas toujours respectueux. La première petite côte me permet de rejoindre un autre groupe majoritairement composé de britanniques. On essaie de coopérer mais c’est à mon goût souvent moi qui suis devant ! Peu importe, on revient sur deux autres filles, une britannique et une australienne. La pente s’accentue, je monte à mon allure sans me soucier des autres. Le groupe ne suit pas et éclate. Je me retrouve seule avec l’australienne. On s’entend bien. On revient même sur deux autres filles. Au ravitaillement, j’arrive à attraper un bidon. Puis arrive la descente, rapide. Le groupe de britanniques nous rejoint en bas. Nous commençons la montée sur Cordes sur Ciel. Les voitures officielles nous dépassent en nous demandant de bien serrer à droite, la tête de course des garçons arrive. Le tsunami est imminent ! Et voilà, le début de la fin commence ici. A leur passage, trop peur d’être accrochée, je saute du groupe. D’autres filles qui ont profité de cette aspiration me dépassent aussi (je croyais qu’il était interdit de s’abriter dans le sillage des garçons !). Du coup, je finis la fin du parcours en solo. Au final, larguée complet et termine à la 52eme place de ma catégorie. C’est vraiment dommage que les parcours se soient mélangés. Très déçue de ma prestation mais peu importe, j’ai été très heureuse de participer et fière de porter les couleurs françaises.

Le grand jour d'Anne Marie : les championnats du monde master
Le grand jour d'Anne Marie : les championnats du monde master

Rédigé par Chamrousse Team Cyclosport

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Laure 03/09/2017 19:52

Bravo Bravo Bravo! Moi je suis admirative!!

Kinkin 03/09/2017 08:18

Bravo Annie... Pour avoir reprėsentėes les couleurs, et ton rėsume...et biensûr a nos 2 garçons courageux.