2019 09 15 Ultra Raid de La Meije

Publié le 23 Septembre 2019

Rendez-vous incontournable de la Saison pour Cédric et Julien, nous vous invitons

à retrouver le récit de la course de Cédric qui une nouvelle fois s'est illustré sur cette épreuve mythique.

5eme scratch et 2eme de ma catégorie

La course en détail :

Comme chaque année, j’attends avec impatience la mi-septembre pour aller en découdre sur les beaux sentiers qu’offre l'Ultra Raid de la Meije.

Un peu moins entrainé cette année, je reprends un peu confiance une dizaine de jours avant en allant rouler dans le massif des cerces (première partie du raid).
Je sais que je ne suis pas affuté comme l’an dernier, mais les sensations sont plutôt bonnes et surtout, cette « sortie de reconnaissance » me sur motive à me défoncer pour aller chercher la plus belle place possible.

Apres une révision et préparation minutieuse de mon Epic S-Works 2019 (le vélo parfait pour ce genre d’épreuve), je me rend sur la commune de la Grave le vendredi après-midi.
Récupération expresse de Frederic à la gare de Grenoble, direction la salle des fêtes pour récupérer des plaques de course.

Vérification du matériel obligatoire par l’organisation et direction le gite des Melezes sur la commune de Villar d’Arene pour investir nos chambrées.
Je recommande par ailleurs cet établissement ou l’accueil, la nuitée et la restauration se sont déroulés à merveille. Cerise sur le gâteau, la ligne de départ se trouve à 50 mètres.
Une fois de plus, mon compère Julien arrivera en début de soirée et Adrien viendra le lendemain matin pour vivre cette énorme journée de vélo de montagne.

Le parcours bien en tête, je me couche sereinement pour passer une bonne nuit d’avant course.

4h30, debout, un p’tit dej rapide, il est temps de se préparer pour aller emmarger et se placer en grille pour un départ un peu avant 6H.

5h56, c’est parti, chacun essai de se placer sur cette première portion de route. Ca file vite jusqu’au hameau d’Arcine pour finir de mieux s’étirer sur cette premier montée qui nous mènera jusqu’au col du Lautaret.
A ce moment là, moins d’une dizaine de personnes sont devant moi.
Petite descente prudente de nuit avant de sérieusement remonter vers le col du Galibier.
La piste est bonne, roulante et permet de bien voir notre positionnement.

Devant, six personnes sont ensemble, suivies de deux autres concurrents.
Derrière, c’est assez bien éparpillé. Nous essayons avec Alexis de regagner le groupe de tête ou du moins, ne pas trop concéder de temps avant la bascule du col.

Je sais en ce point haut que j’ai 2 minutes de retard sur le temps mis l’an dernier. C’est raisonnable, mais je prends conscience à ce moment là que ça risque d’être bien plus dur que l’an dernier.

Belle descente, tantôt technique, tantôt rapide, je poursuis ma route prudemment toujours accompagné d’Alexis.
Pas le temps de trop s’attarder, la longue partie montante reliant le col de la ponsonniere en passant par plan lachat, la piste du camp des roquilles et pour finir, cette belle partie trialisante ce fera en faisant le yoyo à 4 vététistes.

J’arrive au sommet en deuxième position sur quatre. J’ai à présent 7 minutes de plus que l’an dernier. Je limite la casse et aborde cette descente que je redoute tant, sans prendre le moindre risque, je suis 8ème et je me dit que c’est plutôt pas mal pour ma forme du moment.

Je gère en descente, temporise en montée, je sais que la route est encore longue, que cette remontée vers le col du lautaret, la liaison avec le tunnel et cette ascension vers le refuge de l’Alpe de Villar d’Arene sont usantes. Au 56 eme kilomètre ,(à peu près au milieu du parcours) j’ai un gros quart d’heure de retard.

Je m’élance sur cette seconde moitié de parcours un peu seul. Certainement sur un faux rythme, car je suis vite repris par Pierre Gignoux dans la montée du lac du Pontet.
Nous ferons route commune jusqu’au pied de la montée de la Buffe, forcé de me ravitailler au Gite du pic du mas de la Grave.

Je pars 5 grosses minutes après Pierre, sans pouvoir apercevoir aucun poursuivant du bas de cette difficile montée alternant pédalage et poussage.
Avec plus de hauteur, j’aperçois un coureur à une douzaine de minutes, suivi d’un second pas très loin derrière.
Je rejoins rapidement le ravito du chalet Josserand ou on m’annonce 5eme, j’ai considérablement réduit l’écart avec mon prédécesseur à une minute trente mais malgré tout avec 26 minutes de trop sur mes prévisions.

Je m’élance dans cette descente joueuse assez confiant sur l’issus de la course. Je devrais sauf gros pépin conserver ma place.

C’est parti pour la dernière grosse montée régulière et roulante. Je suis cramé complet, je sais que si je tente de faire l’effort de recoller avec le concurrent qui me précède, je risque fortement de couler une bielle, pour finalement me faire rattraper par deux coureurs qui sont de visu à 14 et 20 minutes derrière moi.

Finalement, je lève allègrement le pied en économisant mes forces, prenant le temps de faire une bonne pose au ravito pour repartir sereinement sur le col du Souchet et le tour des lacs. J’ai maintenant 36 minutes de retard.

Il ne reste plus qu’à être propre en descente, ne pas crever ou tomber, la course est pas loin d’être pliée. Je profite de ces derniers kilomètres descendant avec la satisfaction de me dire que j’ai tenu bon, que malgré la souffrance physique, j’ai rien lâché.

J’arrive au bout de ces 118 km et des 5000m de D+ en 10h34.
Je suis 5eme Scratch et 2eme de ma catégorie, à 6 petites minutes de Pierre et suivi de prêt par Fredish.

Je suis à bout de force, j’ai vraiment tout donné. Je suis allé au bout avec la satisfaction de me dire que je ne me suis pas tant donné à l’entrainement pour rien. Que malgré la fatigue accumulée, les entrainements sous la pluie ou bien dans le froid ont payés.

Bien entendu, je me dois de remercier mon épouse Sandrine et mes enfants qui malgré mes absences d’autant plus répétées cette année, m’ont tout de même laissé encore de la place pour le vélo.
Ma famille et mes proches qui n’ont jamais douté des mes performances et qui m’ont encouragé encore toute cette saison.

Je suis très fier d’avoir pu porter les couleurs de Specialized Bicycles, Loisirs VTT et du Chamrousse team cyclosport sur cette course hors-norme.
Encore merci Jean-Loup pour la confiance que tu m’accorde depuis déjà maintenant quelques années au travers ce partenariat.

A toutes les personnes présentes sur le terrain, vos sourires, encouragements boostent les coureurs.
Un grand merci aux bénévoles qui sont là avant, pendant et après la course afin que tout ce passe au mieux pour nous, sans votre dévouement, que ça soit pour assurer la sécurité, tenir un stand de ravitaillement, l’assistance mécanique et toutes les autres taches afférentes, la course ne pourrait pas avoir lieu.
Sans oublier bien sûr, Jean Paul Routens, qui nous offre chaque année et toujours avec la même énergie, un raid d’exception. Une épreuve unique qui laisse des traces et qui malgré la difficulté nous pousse à revenir chaque année.

#teamkitspecialized #iamspecialized #loisirsvtt #specialized #chamrousseteamcyclosport

 

 

 

Rédigé par DéfiSangpourSangStates

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