L'ARDECHOISE 2011..................par guillaume MULLET

Publié le 22 Juin 2011

                 La 20ème Ardéchoise mérite un petit CR alors je me lance.


Pour ma part c’était ma 9ème depuis 2002 avec une petite parenthèse en 2004 pour notre mariage.


Comme je suis un peu mulet sur les bords je suis toujours resté sur le parcours qui pour moi représente un vrai défi.  Le 216km , celui qui donne le nom à cette cyclo.

 

Je persiste car je pense toujours pouvoir faire mieux et puis de très bons souvenirs en famille ou entre amis sont liés à cette cyclo

 

Mais revenons à cette année.

D’abord ma cabane où finalement j’ai presque été content de ne pas être à 4. Une fois la voiture déchargée, acclimations.

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Pour une fois que j’étais en avance j’ai même pu reconnaître la fin du parcours, qui pour ce 20ème anniversaire revenait par le col de Lalouvesc. 8.9km à 4.9% de moyenne,. Pas très dur me dirait vous, mais samedi après 200km, bizarre mais je ne faisais pas les mêmes relances.

 

Petite nouveauté également, les panneaux  dans les cols, à chaque Km. Toujours sympas d’avoir ces repères ils me permettent aussi de comprendre pourquoi les jambes tournent moins bien.

 

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Samedi, 6h15 j’arrive sur le parking, un champ d’herbe en pente. Première difficulté, trouver une place qui me permette de repartir sans m’embourber car  IL PLEUT. Malgré tout, cela s’active, nombreux sont ceux qui sont presque près ou déjà en route vers St Félicien. Moi, je reste  au chaud dans la voiture avec le chauffage, 10° dehors, je me prépare au combat. Mon avantage est de partir dans le 1er sas  donc je peux réduire l’attente au minimum.

Mais à force d’attendre j’ai failli louper le départ, ma cyclo a commencé en sortant du parking. Par une descente sous la pluie. Et promis j’aurais changé mes freins par la CAC. Pourtant j’en ai acheté mais impossible de remettre la main dessus. Cela m’a au moins permis de prendre mes repères et de faire monter le cœur. Après avoir jeté mon sac à la consigne direction la ligne avec le compte à rebours qui annonce 1mn. Finalement je ferais un départ lancé dans mon sas. Tout cela sous la pluie que je ne sens déjà plus car il ne doit plus me rester un cm de sec.

 

 

Voilà c’est parti. Je suis déjà tellement content d’y être que j’en oublie de prendre les roues qui remontent. Je reconnais Raphaël du Team Spé. Mais trop tard et surtout trop fort pour moi.

 

 

Je vois le 1er peloton se former et s’éloigner dans ce 1er col du Buisson. Je me concentre sur mon effort, je sais que la journée va être longue que je n’ai pas la distance et la force des années précédentes. Mais aussi que nous ne faisons pas tous la même cyclo. Ils y a plusieurs parcours,120 , 170, 220, 230,

La descente de 15km sur Lamastre sur une route parfaite, parfaitement trempé, parfaitement sécurisé et privatisé est un moment important car elle est suffisamment longue pour perdre son groupe. Donc après un début prudent et sans risque superflu je reste au contact.

 

Dans l’approche du col des Nonières, nous sommes encouragé  à  nous organiser « sans tricher », je suis mort de rire. Ce col est certainement le plus facile sur le papier mais s’est ce qui fait sa difficulté car beaucoup le monte sur la plaque. Je bascule légèrement décroché mais reviens sans problème. La descente sur le Cheylard est moins pentu et le 120 tourne à droite. Et qui je vois tourner, mon gentil GO. J’avoue que je n’ai pas pu m’empêcher de l’ouvrir pour le féliciter et l’encourager pour la suite de son parcours. Jusqu’ici tout va bien.

 

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La suite du programme, Mézilhac, une 1er partie roulante mais je vois vite que le rythme que j’impose n’est pas assez élevé, je laisse donc ma place. Et bien m’a pris puisque j’ai pu discuter un peu et faire 2 photos. Et OUI  Thibaut Pinault venu en récup. Très sympas et accessible. J’ai également papoté  avec Laurent Soboul (une connaissance du Team pour sa participation au Challenge Gardéchois). Cela fait du beau monde et je me dis que jusqu’ici  tout va bien. Je fais attention de ne pas mettre la dent de trop.

 

 

La 2ème partie (pour moi) intervient après le passage du petit pont qui marque l’intersection avec la route du Chambon. Le revêtement est un vrai billard, Thibaut est partie déjà depuis un moment au train, tout tranquillement. J’ai bien sentie un frémissement du gars de tête mais quelqu’un a du avoir la bonne idée de lui souffler que cela en serait une mauvaise justement de vouloir le suivre.

A 5, 6 km du sommet je perds du terrain en voulant me ravitailler mais je ne panique pas, d’abord prendre mon start. Ensuite même si je n’arrive pas à revenir l’écart ne se creuse pas pas (trop), donc je gère,

 

 

je sèche (il ne pleut plus depuis le Cheylard). Je sais qu’ils vont accélérer dans le dernier kilomètre qui est plus roulant et que je dois faire le plein au sommet, je m’arrache, j’appuie, cela répond un peu. Je fais le plein comme prévu et vroom , confiant après  mes précédentes descente de la journée et de la connaissance du terrain je reviens de nouveau sur ceux qui non pas bifurqué sur le 170 & 230.

Jusqu’ici tout va bien

 

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A Antraigues on est même 2  à attaquer le col  d’Aizac, on a pas le temps d’échanger mais on doit avoir la même stratégie, car il avait lâché légèrement également en haut  de Mézilhac.

Pas de miracle la dizaine de cyclos revient sur nous et les pourcentages font rapidement la sélection. Pour moi, de nouveau par l’arrière et de nouveau j’ai du mal à rester dans la dernière roue. A croire que je préfère être à 5m pour gérer mon effort.

Mais en faite je crois surtout que je suis encore lucide. Car l’enchaînement avec le col de la Moucheyre est redoutable (pour moi) car les pourcentages montent certainement à 10% et surtout pas de descente entre les deux et il faut au contraire pouvoir remettre la plaque au risque de se retrouvait planté. L’année dernière j’avais complètement oublié ce léger détail.

 

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Je donne tout pour rester au contact en haut mais les écarts se font. J’ai l’impression d’être scotché mais comme programmé dans ma tête je met la plaque pour allé chercher un gars 50m devant.  Yes je reviens et par l’effet de l’élastique on revient sur  3 autres. Dingue je ne suis pas tout seul  à cet endroit de la cyclo. Pour situer c’est le plus loin de St Félicien. A partir de là plus le droit à l’erreur, les roues sont rares, je ne lâche plus rien. Je suis avec 2 team cyclo 69, un Eco patrouille et Willian, clairement c’est pas moi le grimpeur du groupe. Et en jouant du braquet je franchis le col  de la Moucheyre groupir. Re dingue, jusqu’ici tout va bien…..

Rédigé par Chamrousse Team Cyclosport

Publié dans #compte rendu de course

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